Les Vers intestinaux PDF Imprimer Envoyer
LES MALADIES
Lundi, 18 Juin 2012 12:37

I. Définition et Types de Vers intestinaux
II.  Mécanisme d’action
III. symptômes et Diagnostique
IV. Traitement et Prévention

I.Définition et Types de Vers intestinaux

Les vers (helminthiases intestinales) intestinaux sont des parasites, ou des organismes parasites qui vivent aux dépens d’autres organismes. Ils sont souvent ronds ou nématodes et vivent dans l'intestin de l'Homme.

Il existe différents types de vers, dont L’Oxyure le Ténia l’Ascaris la Lambliase (giardiase ou giardiose) la Douve du foie L’anguilulose la Dysenterie bacillaire ou Shigellose,  l'Amibiase l’Ankylostomose la Trychocéphalose, etc...

A. L’Oxyure


I. Définition et Mécanisme d’action
Les oxyures sont de petits nématode (vers rond), blancs d'un à quatre centimètres que l'on trouve dans la terre. C’est le genre de ver le plus répandu chez les enfants. Ils jouent dans la terre, mettent ensuite les mains à la bouche et les œufs pénètrent dans leurs corps.
Ils s'installent dans l'intestin et durant la nuit, les femelles migrent vers l'anus. Elles y pondent des œufs et c'est ce qui provoque les démangeaisons typiques de cette infection. Là aussi, on retrouve les œufs dans les sous-vêtements, la literie et même le sol. Ensuite, il suffit que l'enfant se gratte puis mette les mains à la bouche pour que la contamination se poursuive et qu'il transmette les parasites à son entourage.

II. symptômes et Diagnostique
Le prurit anal fait l'essentiel du tableau clinique de cette parasitose. Le patient s'en plaint essentiellement le soir au moment du couché. Chez l'enfant, il peut être accompagné de troubles du comportement à type d'irritabilité, de cauchemars et d'insomnies mais aussi de douleurs abdominales et de diarrhées.
L'examen clinique peut montrer des lésions de grattage de la marge anale. Des atteintes vulvaires sont décrites chez la fille et des oxyures ont été parfois retrouvés sur des pièces opératoires d'appendicectomie.

II. Traitement et Prévention
Traitement médicamenteux en prise unique à renouveler 21 jours après la première prise :
o FLUVERMAL® (flubendazole) 100mg en une prise ou
o ZENTEL® (albendazole) 200mg en une prise avant 2 ans, 400 mg en une prise
après 2 ans ou
o COMBANTRIN® ou HELMINTOX® (pamoate de pyrantel) 12,5 mg/kg en une prise.
Pour prévenir les ré-infestation : Traitement de la famille vivant au contact du
Patient, changement du linge et de la literie le jour du traitement. Lavage des mains après défécation et avant les repas, brossage et coupage des ongles régulièrement.

B. Le Ténia


Il existe deux espèces de vers plats de la classe des cestodes responsables du taeniasis: Taenia saginata, dit aussi ténia du boeuf, dont l'infection est peu symptomatique chez l'homme et Taenia solium, dit aussi ténia du porc, dont la dissémination des larves dans l'organisme peut provoquer la cysticercose.


I. Mécanisme d’action
Le tænia : Ce long parasite, qui vit dans l’intestin grêle, peut mesurer de six à huit mètres de long. Il se fixe dans l'intestin des porcs et des bœufs, grâce à ses crochets. Il est composé d'une succession d'anneaux qui renferment des œufs très résistants, lesquels vont aboutir à de nouveaux vers. Ainsi, l'homme peut être contaminé s'il mange : du poisson d’eau douce, de la viande de bœuf et porc crue ou pas assez cuite. Trois mois plus tard, les premiers anneaux sont émis dans les selles et cela peut durer des années. Dans l’organisme humain, Le ténia se nourrit aux dépens de l’hôte et  agit de 3 manières dans l'intestin:

  • Action spoliatrice: carence en vit B12, méthionine, calcium.
  • Action mécanique: obstruction du tube digestif.
  • Action irritante: inflammation de la muqueuse digestive.

II. symptômes et Diagnostique
Il n’y a pas de symptômes spécifiques le plus souvent mais il peut être décrit des douleurs abdominales, des nausées et des troubles de l’appétit (anorexie ou boulimie). L’expulsion des anneaux de ténias est parfois rapportée par le patient ou les parents retrouvant dans le lit, le slip ou les selles de leur enfant des anneaux. Il s’agit alors de T. saginata. Dans de rares cas, la migration des larves de T. solium dans l’organisme peut provoquer des troubles neurologiques (épilepsie) ou oculaires. Il s’agit de la cysticercose humaine. Les anneaux sont retrouvés dans les selles et le linge pour T.saginata et les selles uniquement pour T. solium. Cette distinction vient du fait que les anneaux de T. saginata sont mobiles et peuvent s’expulser par l’anus en dehors de toute défécation. Lors de l'ingestion accidentelle d'embryophore de T. solium par l'homme, la forme larvaire peut atteindre les muscles et le système nerveux central.
Le diagnostic se fait par :
• par endoscopie, le Taenia étant accroché au duodénum.
• par examen d'anneaux, présents dans les souvêtements.
• par examen de selles (ne provoque pas d'augmentation des IgE totales).

III. Traitement et Prévention
On utilise un médicament simple,
• la Niclosamide(DCI) (Tredemine®).
Son efficacité n'est pas systématique, aussi faut-il donner une purgation saline (sulfate de magnésium). On note alors l'évacuation d'éventuels Taenias résistants. Toutefois, ce médicament ne doit pas être utilisé chez la femme enceinte aussi on a l'habitude d'utiliser des graines de potirons ou de courges (fraîche, haché, environs 100 gr). En effet, l'écorce de ces graines contient un alcaloïde (ARECOLINE) qui est un puissant ténicide.
Ou  BILTRICIDE® (praziquantel) en dose unique à 10mg/kg.
Comme mesures préventives, il faut réaliser un Contrôle vétérinaire des abattoirs (recherche des cysticerques dans la viande de boucherie) et cuire suffisamment le poisson à la viande de bœuf et porc avant toutes consommations. Aujourd'hui, il existe des contrôles très fréquent des bovidés par des vétérinaires confirmés qui examinent les endroits les plus appropriés ou peut se loger le Taenia ( ex, la langue).

C. L’Ascaris

I. Définition

L’ascaris : C’est le plus grand des nématodes (vers ronds) de la famille des helminthes, de couleur blanc rosé. Il est cosmopolite, et  infecte spécifiquement l'organisme humain(de préférence les enfants et les personnes âgées). Les femelles adultes ont 20 à 35 cm de longueur, les mâles adultes de 15 à 30 cm. Il provient de l'eau souillée, des fruits et des légumes mal lavés.


I. Mécanisme d’action et complication

Après ingestion, chaque œuf donne naissance à une larve infestante au niveau de l’intestin grêle. Les larves migrent dans l’organisme en gagnant le foie par la voie porte, puis les poumons ; Elles remontent les voies respiratoires jusqu'au pharynx puis sont dégluties pour redescendre dans le tube digestif où elles poursuivent leur développement pendant une à deux semaines. Elles regagnent ensuite l’intestin grêle où elles parviennent à leur  maturité sexuelle. L’ascaris s'implante dans l'intestin grêle, où il se nourrit du contenu intestinal constitué par le chyme (liquide qui résulte de digestion des aliments après passage par l'estomac). La parasitose par l'ascaris lumbricoïdes porte le nom d'ascaridiose ou ascaridiase.
L’ascaridiase donne lieu à plusieurs types de complications :
Une occlusion intestinale peut résulter de l’obstruction du grêle par un paquet d’ascaris ;
Des vers adultes peuvent également quitter l’intestin grêle et s’engager dans le canal hépatique et le canal pancréatique, les voies respiratoires et le péritoine. Ce peut être une cause d’urgence médicale ou chirurgicale.
Une pneumonie associée à la migration larvaire est sans doute fréquente mail le plus souvent, elle est cliniquement asymptomatique.
L’ascaris lumbricoide libère des allergènes puissants qui peuvent induire une hypersensibilité.

II. symptômes et Diagnostique
Les larves circulant dans le sang sont susceptibles d'entraîner une pneumonie vermineuse, un syndrome de Löffler typique.
Le passage du ver adulte par la bouche ou par le rectum amène le patient à consulter le médecin.
Des crampes abdominales sont quelquefois dues à une infection très importante.
Il peut exister également une fatigue, des signes d'irritabilité, le patient devenant nerveux et souffrant de prurit (démangeaison) mais également de diarrhées ou de nausées et d'un amaigrissement associé à des vomissements. Dans les cas les plus graves, il peut apparaître une obstruction intestinale, une inflammation de la vésicule biliaire, des abcès du foie, une pancréatite (inflammation du pancréas), une appendicite ou une péritonite.

III. Traitement et Prévention
Le traitement utilise le mébendazole (sauf pendant la grossesse), le citrate de pipérazine, l'abendazole, le pyrantel. Il est parfois nécessaire d'avoir recours à une intervention chirurgicale ou à une endoscopie pour traiter les complications à l'origine d'obstruction (arrêt du passage des aliments). On peut aussi utiliser du :

o FLUVERMAL® (flubendazole) 200mg par jour pendant 3 jours ou
o ZENTEL® (albendazole) 200mg en une prise avant 2 ans, 400 mg en une prise
après 2 ans.
o COMBANTRIN® ou HELMINTOX® (pamoate de pyrantel) 12,5 mg/kg en une prise.
Prophylaxie : Mesures d'hygiène personnelle (propreté des mains et des aliments) et Lutte contre le péril fécal à plus grande échelle (traitement des eaux usées, installation d'égouts, de latrines)

Pour prévention, il est recommandé un Lavage des fruits, des légumes crus, des mains, surtout dans les zones où les selles humaines sont utilisées comme engrais.

D. La Lambliase (giardiase ou giardiose)

La lambliase (ou giardiase ou giardiose) est une maladie parasitaire fréquente, cosmopolite, le plus souvent bénigne lorsqu’elle est bien traitée.
Giardia lamblia (autrefois appelé Lamblia intestinalis et également connu sous le nom de Giardia duodenalis et de Giardia intestinalis) est un parasite flagellé, du groupe des protozoaires qui infecte le tractus gastro-intestinal.
I. Mécanisme d’action
La maladie est due à l’infestation par des protozoaires flagellés : Giardia intestinalis. Les parasites vivent dans l’intestin grêle, à la surface des villosités intestinales. Lors de leur passage dans le côlon, ils se transforment en forme kystique, très résistantes, et sont passivement éliminés avec les selles. Les kystes survivent dans la nature, et vont contaminer un nouvel hôte par ingestion de nourriture ou d’eau contaminée, ou par portage à la bouche de mains souillées. La lambliase est étroitement liée au péril fécal, sa prévalence est corrélée au degré d’hygiène collective et individuelle, au traitement des eaux usées, etc.
Toutes les personnes contaminées ne montrent pas forcément des symptômes d’infection, mais elles peuvent être cependant porteuses de la maladie.

 

II. symptômes et Diagnostique
Les signes et les symptômes de la giardiase se produisent habituellement dans les 7 à 14 jours suivant l'exposition au parasite, même si les symptômes apparaissent aussi tôt que 3 jours après l'infection ou aussi tard que 25 jours après celle-ci. Ils comportent fréquemment de la diarrhée, des selles pâles graisseuses, des crampes d'estomac, des gaz, de la nausée, des vomissements, un ballonnement, une perte de poids et de la faiblesse. Quelques personnes peuvent avoir une diarrhée explosive à l'odeur nauséabonde. Une fièvre, une éruption cutanée et des douleurs articulaires apparaissent moins communément. Les symptômes durent habituellement 1 à 2 semaines, mais pourraient persister jusqu'à 6 semaines dans certains cas.
La majorité des malades infectés ne présentent aucun symptôme particulier. Lorsqu'ils se manifestent, les symptômes apparaissent de un à trois jours après la pénétration du parasite dans l'organisme. Le malade a :
• Des diarrhées nauséabondes, décolorées, fréquentes et mousseuses, accompagnées de gaz intestinaux,
• Des brûlures d'estomac (Une douleur abdominale),
• Des ballonnements
• Des éructations (renvois)
• Des nausées voire des vomissements ; on observe aussi un amaigrissement, plus fréquent chez les enfants.
Les diarrhées dépassent dans quelques cas une dizaine de jours et persistent quelquefois plus longtemps. Il existe des patients présentant une giardiase chronique qui se caractérise par une flatulence qui va en augmentant, des selles molles, des éructations et une diarrhée qui n'est pas forcément importante. Une perte de poids peut survenir chez certains d'entre eux. A contrario, certains patients ne présentent que quelques signes précédemment décrits et sur un mode mineur.
C'est sous sa forme végétative mobile que le parasite tapisse la muqueuse de l'intestin grêle et se reproduit par division. Sous sa forme kystique, il est présent dans l'intestin. Le parasite est éliminé sous ces deux formes dans les matières fécales et peut donc être identifié grâce à l'examen au microscope d'un prélèvement des selles.
Dans de rares cas, lorsqu'il est à l'origine de troubles importants ou lorsque le traitement se révèle peu efficace, une biopsie du jéjunum (prélèvement d'un fragment de tissu dans la partie de l'intestin qui suit le duodénum) peut être pratiquée afin de confirmer le diagnostic.

III. Traitement et Prévention
La giardiose aiguë guérit habituellement sans traitement, le parasite étant éliminé dans les matières fécales. Cependant, on conseille  des médicaments comme :
Le métronidazole administré 3 fois par jour pendant cinq jours est curatif dans environ 80 % des cas.
La furazolidone quatre fois par jour pendant 7 à 10 jours semble donner de moins bons résultats. Néanmoins elle est prescrite aux enfants, car son goût est plus agréable que le précédent et d'autre part ce médicament existe sous forme de sirop.

Chez certains patients, le traitement ayant échoué, celui-ci doit être répété, mais sur une plus longue période. Même après l'élimination des protozoaires, certains symptômes persistent.
Chez d’autres patients, il est nécessaire d'associer le métronidazole et la quinacrine pendant une assez longue période, ce qui donne d'excellents résultats.
En présence d'une réinfestation chez les individus préalablement traités et soignés, il faut avoir en tête le diagnostic d'hypogammaglobulinémie.

L'infection peut être prévenue en évitant le contact avec de l'eau ou des aliments contaminés et en se lavant très consciencieusement les mains avant les repas. Il est donc nécessaire de ne boire que de l'eau non contaminée (encapsulée) et de ne manger que des aliments bouillis. Dans certains cas, la filtration semble suffisante pour éliminer les kystes parasitant.

 

E. La Douve du foie
La douve du foie : Ce petit ver plat de l'ordre des trématodes d’une vingtaine de millimètres de long, à la forme d’amphore, s’attrape lors de la consommation de cresson ou d’autres salades sauvages. Il s’installe dans le foie, mais l’homme est un hôte accidentel.

 

I. Mécanisme d’action
La douve du foie (qui se nourrit de sang) se fixe sur son hôte par des ventouses et provoque la distomatose. La douve adulte pond des œufs éliminés par les selles. Sous nos climats, c'est le mouton qui héberge la douve. Les œufs éliminés dans les selles du mouton se fixent, sous forme de cercaires, sur le cresson sauvage. L'homme s'infeste en le consommant.
Les larves traversent la paroi intestinale pour gagner leur lieu de prédilection, c'est-à-dire le foie, où elles déterminent des granulomes.
Le parasite se transforme en adulte et vit normalement dans les voies biliaires pouvant occasionner des accidents obstructifs.

II. symptômes et Diagnostique
Après l'ingestion du parasite se manifestent :
• Une asthénie (fatigue), 
• Un amaigrissement,                                                                                                
• Parfois de la fièvre et des douleurs du côté droit au niveau du foie.
• Des arthralgies (douleurs articulaires),
• Des myalgies (douleurs musculaires), des éruptions cutanées de type urticaire peuvent également se manifester.
• Et de vomissements.
• Parfois des démangeaisons avec le blanc des yeux jaunes.

L'analyse du sang (voir : NFS ) montre une EOSINOPHILIE très importante. Les réactions sérologoques sont positives.
La phase d'état (état confirmé de la maladie) débute 3 à 6 mois après l'ingestion. Des douleurs de type vésiculaire (au niveau de la vésicule biliaire) sont vives. Une infection des voies biliaires est fréquente (ANGIOCHOLITE , voir ce terme) . A ce stade, la recherche des œufs dans les selles est positive.

III. Traitement et Prévention
- A la phase d'invasion, on utilise la Dihydroémétine, comme dans l'amibiase. Si le diagnostic est précoce, en général une seule cure suffit.

- A la période d'état, le traitement est moins efficace. On pourra alterner le traitement par la Dihydroémétine avec des cures d'Entobex. Plusieurs cures sont nécessaires. La guérison n'est parfois obtenue qu'au bout d'1 an.
La prévension passe par :
•  La surveillance vétérinaire des élevages.
• Un lavage soigneux de toutes salades (particulièrement le cresson).
• Et s’abstenir de manger du cresson sauvage.
• Eviter de consommer des crustacés crus ou de boire une eau de provenance douteuse, non traitée.

 

F. L’anguilulose
L'anguilulose est une maladie parasitaire de l'intestin, dues à l'anguillule, un nématode (ver rond) minuscule. Elle est fréquente en milieu tropical. On l'appelle aussi la strongyloïdose.
C'est un petit ver de la famille des nématodes, de 2 à 3 mm de long.

 

I. Mécanisme d’action
L'infection se fait par le contact de la peau, notamment au niveau des pieds, avec de la terre humide ou de la boue. Les larves pénètrent ensuite dans l'organisme par la peau, gagnant par voie sanguine et par voie lymphatique l'appareil respiratoire et les poumons. Ensuite, elles migrent vers l'intestin grêle où elles se développent. On assiste alors à l'éclosion des œufs femelles et à l'élimination des larves par l'intermédiaire des selles.

II. symptômes et Diagnostique
La pénétration des larves dans la peau passe le plus souvent inaperçue (des éruptions cutanés peuvent cependant être observées).
La migration des larves dans les poumons peut se manifester par l'apparition d'une toux, d'un essoufflement et de crachats de sang (hémoptysies). Lorsque le parasite atteint l'intestin, le patient peut se plaindre de douleurs abdominales, de nausées, de vomissements ou d'une alternance de diarrhée et de constipation.
Chez certains patients dont les défenses immunitaires sont amoindries (prise de corticoïdes, alcoolisme...), les larves peuvent se disséminer dans d'autres organes (foie, pancréas voire système nerveux) déterminant un tableau clinique grave (fièvre, douleurs abdominales, colite sévère) pouvant conduire à la mort ; on parle alors d'hyper-infestation
Une numération formule sanguine (NFS) pratiquée sur une prise de sang met en évidence une augmentation du nombre de globules blancs éosinophiles (hyperéosinophilie). Une anémie avec diminution du taux d'hémoglobine peut s'observer dans les formes sévères.
En fait on découvre très souvent le parasite en faisant un examen de selles systématique après un séjour en zone tropicale ou lorsque le médecin a été alerté par la présence d'une quantité anormalement importante de certains globules blancs du sang (hyperéosinophilie ).

III. Traitement et Prévention
Les médicaments antiparasitaires sont très efficaces pour traiter ces maladies. Plusieurs médicaments sont possibles pour détruire les anguilules : le l’albendazole et le thiabendazole (à la dose de 25 mg/kg deux fois par jour pendant 5 jours). ou mieux l'Ivermectine qui est beaucoup mieux tolérée.
Par mesure de prévention il faut :
Eviter de marcher pieds nus sur le sol et  d'utiliser des chaussures montantes lors de marches où l'on peut être amené à patauger dans la boue.

 

G.Dysenterie bacillaire ou SHIGELLOSE

 

I Définition

Dysenterie : Maladie infectieuse caractérisée par une inflammation ulcéreuse du gros intestin, et provoquant des évacuations sanguinolentes et de pus accompagnées de coliques violentes
Les Shigelles, les bactéries du genre Shigella, sont des Enterobacteriaceae pathogènes strictes, rencontrées exclusivement chez l'homme.
L'espèce Shigella dysenteriae est responsable de la dysenterie bacillaire. Les Shigella sont des bactéries très proches d’Escherichia coli.

La Shigellose est une colite infectieuse caractérisée par une réaction inflammatoire aiguë des voies intestinales causée par Shigella. Elle est pathologiquement caractérisée par une inflammation de l'intestin, des diarrhées suraiguës (30 - 50 selles par jour) et des selles molles, fétides, liquides, glaireuses et sanglantes, accompagnés de troubles nerveux. Ces selles sont de plus riches en leucocytes et souvent en bacilles à Gram.


II. Mécanisme d’action
Les Shigella sont des parasites intestinaux rencontrés seulement chez l'homme. Celui-ci les élimine par ses selles et les disperse dans le milieu extérieur (sol, eau) où elles ne survivent pas longtemps. Nommé Shigella en l'honneur du bactériologiste japonais Kiyoshi SHIGA qui a découvert le bacille de la dysenterie en 1897.

III. symptômes et Diagnostique
Les premiers symptômes sont la fièvre (39-40°C) (38°-38.5°C selon "hygiène et technologie de la viande, art. de R.ROSSET"), accompagnée de douleurs, de crampes abdominales, de nausées et de vomissements. La diarrhée a lieu habituellement 48 heures après, et la dysenterie, 2 jours plus tard (24 H selon H. LECLERC). La durée de maladie est de 5 à 6 jours en moyenne, et en l'absence d'un traitement efficace, les convalescents restent porteurs de shigelles pendant plusieurs semaines.
Dans les cas graves, les selles sont surtout composées de sang, de mucus et de pus, accompagnées de douleurs abdominales vives, dépreintes (coliques violentes précédant l'évacuation) et de tenesme (tension douloureuse du sphincter anal). La perte de liquide et d'électrolytes peut être relativement importante chez les enfants et les vieillards. Le retentissement sur l'état général est sévère avec déshydratation intense et hyperthermie. Dans ces cas, chez les jeunes enfants, la mort peut survenir.
Il est également possible de détecter, dans les cas graves de shigellose, une septicémie, une pneumonie et une perte de connaissance. La shigellose est diagnostiquée par un test de laboratoire appelé culture de selles.

IV. Traitement et Prévention
Il associe réhydratation hydroélectrolytique et antibiothérapie.
De nombreuses souches de shigelles sont multirésistantes (en particulier S. dysenteriae type ) aux antibiotiques (ampicilline ; amoxicilline, céphalosporines de première génération, tétracyclines, doxycycline , chloramphénicol, cotrimoxazole, acide nalidixique).
Les céphalosporines de 2éme et 3éme générations (C2G, C3G) et des fluoroquinolones sont indiquées.

Actuellement, les fluoroquinolones sont le traitement de première intention chez l'adulte et même chez l'enfant ou les (indication en pédiatrie des fluoroquinolones comportant les infections à shigelles multirésistantes. )
La ciprofloxacine est prescrite, dans les formes classiques ou bénignes, à la dose de 500 mg 2 fois par jour per os chez l’adulte pendant 5 jours et à la dose de 20 mg/kg/j en 2 prises chez l’enfant.

Un traitement court (2 jours), voir un traitement minute (prise unique) donne chez l’adulte les mêmes résultats, avec un taux de guérison de 90%. Les mêmes résultats seraient obtenus chez l’enfant
Certaines directives générales pour prévenir la shigellose sont :
• Lavez-vous toujours bien les mains avec de l’eau et du savon avant de préparer et de manger de la nourriture, après avoir utilisé les toilettes ou changé une couche.
• Si vous travaillez dans une crèche et changez les couches, lavez-vous les mains et la surface où vous avez changé la couche entre chaque enfant. Si vous portez des gants, jetez-les et lavez-vous les mains entre chaque enfant
• Les enfants souffrant de diarrhée devraient être tenus à l’écart de la crèche.
• Si vous vous occupez de patients avec la shigellose, lavez-vous les mains après avoir donné un bain au patients, vidé les bassins, changé le linge sale, ou après être entré en contact avec les selles des patients. Les bactéries de shigella peuvent encore être présentes dans les selles même après que les symptômes aient disparu.
• Si quelqu’un dans votre maisonnée a la shigellose, nettoyez et désinfectez soigneusement les endroits qui auraient pu être contaminés, comme la salle de bain, les vêtements et le linge.
• Les sources de nourriture et d’eau devraient être à l’abri de toute contamination par selles humaines.
• Lorsque vous voyagez dans un pays en voie de développement, buvez seulement de l’eau traitée ou bouillie, et mangez seulement de la nourriture qui a été cuite, et les fruits que vous avez pelés vous-même.

 

 

 

H. Amibiase
I.Définitions
L’amibiase est une Maladie infectieuse parasitaire due aux amibes qui se localisent dans le colon et qui peuvent migrer vers le foie. D’autres organes peuvent être atteints: les poumons, les reins, la rate et même le cerveau qui peuvent être le siège d’ABCES AMIBIENS
Entamoeba histolytica (la seule amibe réellement pathogène pour l’homme): est une amibe pathogène, un parasite, qui infecte le gros intestin provoquant une infection amibienne, produisant l'amibiase, Elle est déterminante dans l'amibiase et la dysenterie amibienne chez l'homme dans les milieux tropicaux.

 

L'amibiase occupe, derrière le paludisme, le troisième rang des maladies parasitaires les plus meurtrières au monde. De nombreuses espèces d’amibes vivent dans l’intestin de l’homme sans engendrer de maladie - elles font partie de la flore dite commensale de l’intestin -. Selon la dernière estimation de l'Organisation mondiale de la Santé en 1993, 10% de la population mondiale serait infectée par des amibes parasites du genre Entamoeba dont la plus pathogène est E. histolytica, l’agent de l'amibiase. Les contaminations ont lieu principalement dans les régions tropicales. Si l'infection reste généralement asymptomatique, le parasite peut cependant, en traversant la muqueuse de l'intestin, provoquer des diarrhées douloureuses et sanglantes (dysenterie amibienne), des ulcères, et, dans les formes plus sévères, entraîner des abcès au niveau du foie, des poumons et du cerveau. La transmission et la prolifération de l'amibe en cause, favorisée par les mauvaises conditions sanitaires des pays les plus touchés, fait de cette maladie négligée un problème majeur de santé publique, et souligne l'importance de la prévention dans la lutte contre l'amibiase.

I. Mécanisme d’action
Entamoeba histolytica est un parasite spécifique de l’homme. Il s’agit d’un protozoaire qui peut s’entourer d’une fine coque pour former un kyste amibien de quelques microns de diamètre. Lorsque ces kystes sont ingérés, ils germent dans l’intestin grêle pour donner lieu à la forme végétative, les trophozoïtes, qui gagnent le gros intestin, y prolifèrent et se re-enkystent. C’est sous cette forme, plus résistante, que E. histolytica est rejeté dans les matières fécales et est susceptible de contaminer d’autres personnes.

II. Symptômes et Diagnostique
Cliniquement, l'amibiase intestinale se manifeste sous forme d'un syndrome dysentérique (douleurs coliques violentes, sensation de contracture douloureuse au sphincter anal, fausses envies, selles diarrhéiques glairo-sanglantes, sans fièvre), qui constituent les premiers symptômes de l’amibiase proprement dite.
La destruction de la paroi intestinale peut par la suite entraîner la formation d’ulcères.
Lorsque le parasite parvient à gagner la circulation sanguine, il peut infecter le foie, et donner naissance à des abcès qui, non traités, conduisent à une issue fatale. La maladie peut en outre évoluer vers d’autres complications locales, comme des abcès au niveau des poumons et, beaucoup plus rarement, au cerveau.
L'amibiase viscérale, dont la localisation principale est hépatique, est une urgence médicale. Les manifestations cliniques sont celles d'un abcès profond avec fièvre et douleur.
L'analyse des selles confirmera le diagnostic en retrouvant le parasite.
Complication possible L'ABCES AMIBIEN
Le diagnostique se fait à partir d’un examen de selles récemment émises
il faut Réaliser au moins 3 examens espacés de 4-5 jours avant d’interpréter un résultat négatif (périodes négatives d’émission) Les formes kystiques d’Entamoeba histolytica sont morphologiquement strictement identiques à celle d’une amibe non pathogène : Entamoeba dispar. On ne peut affirmer le diagnostic d’espèce (E. histolytica) que
- si on observe des formes végétatives pathogènes hématophages
- si on réalise des tests d’identification spécifiques d’espèce (PCR, ELISA) Dans le cas contraire, il faut rendre « E. histolytica/E. dispar »

III. Traitement et Prévention
Le traitement consiste en l'administration sous surveillance médicale de Métronidazole  (Flagyl) ou tinidazole (Fasigyne*) ou secnidazole (Flagentyl*) ou Dihydroemetine par cure de 10 jours associée à des antibiotiques intestinaux.
Dans la dysenterie amibienne aigüe, on associera le médicament antiamibien à :
• une antibiothérapie,
• un ensemensement en flore antibiorésistante, par exemple, bacillus subtilis (Bactisubtil*),
• une vitaminothérapie B.
- les porteurs sains (c'est-à-dire des personnes qui présentent des amibes dans les selles sans troubles intestinaux) sont contagieux

- longtemps après une amibiase, une complication peut exister, c'est la "colite post amibienne" qui se traduit par un tableau de colites spasmodiques avec atteinte de l'état général. Le traitement est celui de la colite spasmodique.
Pour prévenir la diffusion de l'amibiase dans l'entourage domestique, il faut :
• Se laver soigneusement les mains au savon et à l'eau chaude immédiatement après avoir utilisé les toilettes ou avoir changé un bébé.
• Nettoyer souvent la salle de bain et les toilettes. Accorder une attention particulière aux sièges des toilettes et aux robinets des lavabos.
• Éviter de partager les serviettes ou les gants de toilette.

I. Ankylostomose

Definition:Les ankylostomoses sont des parasitoses intestinales provoquées par deux nématodes (petits vers ronds très voisins) qui entraînent par leur présence dans le duodéno-jéjunum de l'homme, une seule et même maladie à savoir l'ankylostomose :
• Ancylostoma duodenale
• Necator americanus
L’ankylostome est un ver parasite (de la classe des nématodes) qui vit dans le duodénum de son hôte, qui peut être un mammifère comme un chien, un chat, ou un humain.

I. Mécanisme d’action
Après s'être introduites dans le corps, les larves pénètrent dans la circulation sanguine et gagnent la trachée, le pharynx ou les poumons, puis l'appareil digestif. À l'âge adulte, elles se fixent, par leurs crochets, à la paroi de l'intestin grêle. L'aspiration du sang par les parasites à travers la paroi intestinale, ainsi que les hémorragies provoquées, sont responsables de l'anémie. Non traitée,  l'ankylostomiase peut entraîner un affaiblissement mortel, notamment chez l'enfant.  Cependant, la perte de sang dans les selles est une perte occulte (qui n’est pas visiblement apparente). L’Ankylostomiase, ou Ankylostomose est également appelée helminthiase,

II. symptômes et Diagnostique
Il n'y a aucun symptôme ou signe spécifique de l'infection par l'ankylostome. Ils peuvent être liés à l'inflammation de l'intestin irrité par les lésions provoquées par les ankylostomes qui se nourrissent, tels que : nausée, douleur abdominale et diarrhée intermittente, ainsi que l'anémie progressive dans la maladie prolongée : appétit capricieux, pica, constipation persistante entrecoupée de diarrhée, palpitations, pâleur de la peau et des muqueuses, fatigue et asthénie, essoufflement et dans certains cas évolution vers une issue mortelle, dysenterie, hémorragies et œdème.

Les analyses de sang dans l'infection montrent souvent très tôt une augmentation du nombre de polynucléaires éosinophiles dans le sang, un type de globules blancs qui est préférentiellement stimulé par la présence de vers dans les tissus (un grand nombre d'éosinophiles sont également présents dans la réaction inflammatoire locale). Une baisse du taux d'hémoglobine dans le sang apparaîtra dans les cas d'infection prolongée en relation avec l'anémie. Contrairement à la plupart des helminthiases intestinales où les charges parasitaires les plus élevées se retrouvent chez les enfants, la prévalence et l'intensité de l'ankylostome peuvent être plus élevées parmi les adultes de sexe masculin.

Chez les enfants les plus fragiles l’ankylostome est responsable d’un retard mental, cognitif et d’un retard de croissance. Il entraîne un retard de croissance intra-utérine, un risque de prématurité, un bas poids de naissance chez les fœtus ou bébés nés de mères infectées. L'infection par l'ankylostome est rarement mortelle, mais l'anémie peut être significative chez l'individu fortement infesté.
Le diagnostic dépend de la découverte d’œufs d’ankylostomes caractéristiques à l'examen au microscope des selles, bien que ce ne soit pas possible au début de l'infection. Comme les œufs d’Ankylostome et de Necator (et de la plupart des autres espèces d'ankylostomes) sont impossibles à distinguer les uns des autres, pour identifier le genre, ils doivent être cultivés en laboratoire pour permettre à des larves d’éclore. Si l'échantillon de selles est laissé pendant un jour ou plus dans des conditions tropicales, les larves peuvent avoir éclos, aussi les œufs peuvent ne plus être détectables. En ce cas, il est essentiel de distinguer les ankylostomes des larves de Strongyloides, car l'infection avec ses dernières a des conséquences plus sérieuses et exige une gestion différente.

Les larves des deux espèces d'ankylostomes peuvent également être distinguées au microscope, bien que ceci ne soit pas fait d’habitude, mais seulement pour des recherches. Les vers d'adulte sont rarement décelables (excepté par le biais de l'endoscopie, de la chirurgie ou l'autopsie), mais leur découverte permettrait l'identification définitive des espèces.

III. Traitement et Prévention
L'ankylostome peut être traité localement par cryothérapie quand il est toujours dans la peau. L’Albendazole est efficace à l'étape intestinale et pendant l'étape où le parasite migre toujours sous la peau.
En cas d'anémie, la supplémentation en fer peut atténuer les symptômes de l’anémie ferriprive. Cependant, lorsque le taux de globules rouges revient à la normale, le manque d'autres substances comme l’acide folique ou la vitamine B12 peut apparaître qui peuvent également nécessiter une supplémentation
Les larves infestantes se développent et survivent dans un environnement souillé et humide, un sol particulièrement sableux et gras. Ils ne peuvent pas survivre dans l’argile ou le fumier. Les axes principaux de la prévention sont ceux édictés par les règles sanitaires :
• Empêcher le contact de la peau avec le sol : ne pas marcher nu-pieds
• Ne pas déféquer à l’extérieure installation de latrines, de toilettes etc.
• Ne pas utiliser les excréments humains ou les eaux d'égout non traitées comme engrais dans l'agriculture
• Les vers d'animaux de compagnie - ankylostomes canins et félins se développent rarement jusqu’au stade adulte chez l'homme (Ancylostoma caninum, l'ankylostome le plus répandu chez le chien, se développe occasionnellement chez l’adulte pour provoquer l'eneritis éosinophile chez l’homme), mais leurs larves infestantes peuvent causer une éruption prurigineuse appelée larva migrans cutanée.

 

J. Trychocéphalose

I.Définitions
La trichocéphalose est une maladie parasitique causée par l'infection du gros intestin par un trichocéphale parasite (Trichuris trichiura).

Trichuris trichiura, ou Trichocephalus trichiuris, est une espèce de nématode (les nématodes sont un embranchement de vers non segmentés, recouverts d'une épaisse cuticule et menant une vie libre ou parasitaire). Ce ver est responsable de la trichocéphalose chez l’Homme.

II. Mécanisme d’action
Le Trichocéphale vit habituellement la tête enfoncée dans la muqueuse cœcale. On le rencontre aussi dans l'appendice, bien plus rarement dans la partie terminale du grêle. Il se nourrit surtout de sang. Les trichocéphales s'installent sur la muqueuse du cæcum et de l'appendice, fixés par la partie antérieure effilée, fichée « en séton » jusqu'à la sous-muqueuse. Les femelles pondent dans la lumière intestinale des œufs non segmentés caractéristiques : en « citron », longs de 50 µm, qui sont éliminés avec les selles. Très résistants, ils évoluent dans le milieu extérieur et, embryonnés au bout de six mois ou plus, deviennent infectieux. (L'auto-infestation est donc impossible.). 
L'homme se contamine en ingérant ces œufs par l'intermédiaire de l'eau polluée sur des crudités mal lavées ou par les mains souillées de terre. Chez l'homme, les œufs libèrent des larves dans l'estomac qui se transforment en vers adultes dans l'intestin.

III. symptômes et Diagnostique
La trichocéphalose passe le plus souvent inaperçue et n'est découverte que fortuitement à l'occasion d'un examen coprologique. Le ver ne provoque qu'une ulcération minime et son action toxique est faible. Les infestations légères sont souvent asymptomatiques, les fortes infestations peuvent entraîner des diarrhées sanglantes, des longues pertes de sang peuvent mener à une anémie de carence en fer, des prolapsus rectaux sont aperçus dans les cas graves.

Le diagnostic se fait par la découverte des œufs caractéristiques dans les selles ou sur pièce opératoire après appendicectomie.
L'examen parasitologique des selles permet de faire le diagnostic en mettant en évidence les oeufs de trichocéphale (en forme de citron).   L'augmentation du nombre de globules blancs éosinophiles lors d'une prise de sang est inconstante et modérée.

 

IV. Traitement et Prévention
Le traitement actuel comporte la prescription de substances de la classe des benzimidazoles :flubendazole (Fluvermal) ou albendazole (Zentel). La prophylaxie est illusoire, mais des règles d'hygiène strictes constituent des méthodes efficaces.
Seul le fluoromébendazole (Flubendazole*), à raison de 1 comprimé à 100 mg aux deux repas principaux pendant trois jours consécutifs, amène un déparasitage.
Le médicament le plus utilisé est le flubendazole. L'albendazole peut également être utilisé. La prévention repose sur l'amélioration des conditions d'hygiène corporelle et alimentaire et d'assainissement.

 

REFERENCES
1) http://www.gds69.asso.fr/web/gds.nsf/97cf3f4f3fcb8f8bc1256c0f004d4913/e515294a766df664c1257543005308a0!OpenDocument
2) http://www-sante.ujf-grenoble.fr/sante/corpus/disciplines/parasitomyco/parasito/100/leconimprim.pdf
3) http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie/ascaris-600/prevention.html
4) http://www.questmachine.org/article/Les_vers_parasites_intestinaux
5) http://imedecin.com/Article243.htm
6) http://fr.wikipedia.org/wiki/Lambliase
7) http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie/lambliase-2705/symptomes.html
8) http://www.larousse.fr/encyclopedie/medical/lambliase/14098
9) http://santecheznous.com/condition_info_details.asp?disease_id=309
10) http://sante-guerir.notrefamille.com/v2/services-sante/article-sante.asp?id_guerir=1037
11) http://www.docteurclic.com/maladie/anguilulose.aspx
12) http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_1436_anguillulose.htm
13) http://www.liste-hygiene.org/SHIGELLA.html
14) http://healthvermont.gov/local/rhealth/french/Shigella.Fr.pdf
15) http://www.esculape.com/infectio/shigellose.html
16) http://sante-guerir.notrefamille.com/v2/services-sante/article-sante.asp?id_guerir=56
17) http://www.pasteur.fr/ip/easysite/pasteur/fr/presse/fiches-sur-les-maladies-infectieuses/amibiase
18) http://fr.wikipedia.org/wiki/Ankylostomose

 

 

Nos Pharmaciens

Dr. Eric SUNJIO
Diplomé de l'Université de Bordeaux II (France)
Dr. Betty SUNJIO GAILLARD
Diplomée de l'Universitéde Bordeaux II (France)
Dr. Clovis NZEUSSEU
Diplomé de la faculté de médecine et pharmacie de l'Université du Mali(MALI)
Dr. Anne SEUYAP PAYANG
Diplomée de l'Université de KINSHASA (Republique Dmocratique du Congo)
Dr. Aurélie NGO NDOH
Diplomée de l'Université Libre de Bruxelles (Belgique)

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